{ Une miss en boîtes }

29 août 2012

J'écris ton nom, liberté...

Il y a des tournants dans la vie de chacun. Souvent c'est après coup, avec le recul, que l'on réalise.
Tiens, c'est ce jour-là que j'ai appris que Maman avait un cancer, celui-là qu'on a conçu nos enfants, ce jour-là que je l'ai rencontré, celui-ci où je suis passé à côté d'une belle histoire, celui-là où elle m'a dit cette phrase si importante, celui-ci où il m'a donné rendez-vous...
Et puis il y a les moments où tu changes ta vie en pleine conscience. Tu quittes ton mari. Tu emménages dans un nouveau lieu, pour écrire une nouvelle page. Tu espères que cette page sera bien remplie, joliment écrite et illustrée.
Je suis devant cette page blanche aujourd'hui. Et malgré la hâte de la remplir, il y a comme un besoin de réfléchir, de me poser, de me reconnecter avec moi-même avant de passer à l'action. Passer de l'agitation à la contemplation, du mouvement à l'inertie est assez déroutant.

Ce blog n'a pas pour vocation de devenir un journal qui n'aurait rien d'intime. Mais c'est un lieu où j'ai parfois envie d'écrire ce qui me passe par la tête. A circonstances particulières, message particulier, donc.
Quelques pensées en vrac, bribes d'une réflexion imposée par le silence qui m'enveloppe depuis quelques jours...

N'étant pas à un paradoxe près, j'ai lu Causette tout l'été, mais Marie-Claire aussi. Féminin, féministe, les magazines questionnent: aujourd'hui, je me demande donc "qu'est-ce qu'une femme libre?"... et je crois que c'est justement la quête d'une réponse à cette question qui va remplir ma page blanche, petit à petit...
Ma première réponse: une femme libre, c'est peut-être celle qui assume ses paradoxes, du plus léger au plus grave...

Le paradoxe cosmétique: ce soir, dans un de ces moments où s'occuper de son corps est le meilleur biais pour atteindre une certaine sérénité d'esprit, j'ai utilisé 7 produits différents après ma douche, du bio, de la mer morte, du luxe en échantillons...je me suis enveloppée d'un cocon cosmétique. Mais du même coup, je me sens superficielle et consommatrice... L'ancienne étudiante en philo parlerait là de la dualité du corps et de l'esprit... Etre une femme, s'occuper de son corps, de son apparence sans vouloir y être réduite. Mon premier paradoxe.

Le paradoxe maternel: je me sens amputée d'une partie de moi quand mes enfants sont ailleurs, mais quand ils sont là, je me sens trop rarement à la hauteur: un jour peut-être, être mère ne voudra plus dire être coupable pour moi... Faire du mieux que je peux mais ne jamais en être satisfaite. Un deuxième pour la route...

Le paradoxe amoureux: une envie radicale d'être seule, de me retrouver moi-même, et en même temps ce besoin d'être aimée, désirée, qui se fait si pressant par moments... Le troisième, attendu, inéluctable.

Qu'il est dur d'être une femme libre. Qui assume ses envies. Ses choix. Ses échecs. Ses paradoxes.

Un défi, une bien jolie page à écrire donc. En espérant avoir un peu de talent pour ça. Pour être libre, pour vivre, tout simplement.


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30 juin 2012

Pour Mélanie

Comme toutes celles qui fréquentent son blog, j'ai toujours admiré son talent.

Comme toutes celles qui l'ont rencontrée, même brièvement, ou ont échangé quelques messages avec elle, j'ai découvert une fille  intelligente, fine, rigolote et surtout généreuse et tournée vers les autres, même si elle les connaît à peine.

Comme toutes celles qui ont appris la terrible nouvelle, je me suis retrouvée abasourdie.

Et puis, comme les copines, j'ai décidé de poser ma petite pierre à l'édifice.Car la blogosphère, c'est comme les amis, c'est pas là que pour les jolis moments. Ca peut aussi aider. Vachement (et je suis vraiment bien placée pour le savoir...)

Alors, même si j'ai peu de lecteurs ici, à vous qui passerez par-là, je relaye l'appel lancé par Laeti, Anaik et Palmyre.

L'idée est simple: après avoir subi et traversé une telle épreuve, Mélanie et toute sa petite famille auront bien besoin de se ressourcer et quoi de mieux qu'un voyage en famille pour cela? Ainsi, parmi ses rêves, celui d'aller à New York pourrait être réalisé. Plus on sera nombreux à les y aider, mieux ce sera.

Alors, un petit clic ici, une participation de votre choix (même petite) et c'est parti!!!

MERCI POUR ELLE!

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Et j'en profite pour envoyer tout mon courage à toutes les femmes qui passent par cette foutue maladie et à leurs familles. On a traversé ça avec ma Maman l'an dernier, alors je sais combien l'angoisse est là, même quand on est courageux.

On compte sur vous!

 

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31 mai 2012

mon fils est un garçon!

Damned, mais c'est bien sûr! Je sais, ça paraît difficile à croire, mais mon fils est un garçon, c'est certain!

J'ai fait cette découverte ahurissante ce matin, car il est malade.

Et un garçon malade, y a pas, c'est pas pareil.

Je sais, j'entends déjà les ricanements de certains: ouhlàlà le cliché sexiste, t'as pas honte, toi qui, blablabla... Mais n'empêche...c'est comme ça.

Je vous explique:

Après une nuit fort entrecoupée, à cause des 39° de fièvre de mon-fils-qui-est-un-garçon (MFQEUG), réveil à 6h30, Maman-Zombie se tire péniblement du lit à 6h50, en se disant déjà "je suis en retard" (pensée permanente dans la vie éveillée de Maman-Zombie, même quand elle est pas zombie). Et là, MFQEUG, la tête un peu chiffonnée vient me voir, et toute zombie que je suis, je vois bien qu'il y a comme un truc de changé chez lui: ah oui, tiens il est couvert de boutons! Ahhhhh, c'était donc pas juste une petite poussée de croissance cette fièvre qui ne tombait pas depuis 2 jours...Maman Zombie est une mère indigne, elle vous a pas dit? Elle a enchaîné paracétamol et ibuprofène et attendait que ça passe...

Du coup, Maman Zombie passe à l'action: appeler le boulot, l'école des enfants, tout le monde sera absent aujourd'hui (même ma fille qui est une fille, car vu qu'elle tousse pas mal, si ça se trouve, elle incube, alors bon, on va se la jouer prudente, hein, mère indigne?), sauf qu'à 7h18 y a personne nulle part, donc elle laisse des messages et elle met en place son plan d'action pour appeler le Dr B. Car Dr B. est un super Dr. Alors elle a plein de patients. Et en plus elle a une famille (on n'a pas idée) alors elle est pas là souvent. Donc là il faut de l'énergie et de la chance vois-tu, car à 7h 19, personne ne répond chez Dr B. Ni même à 7h59, ni même à 8h12. Le secrétariat ne décroche qu'à 8h30, mais à 8h35, c'est déjà foutu, ça sonne occupé et si ça décroche, y a plus de place dans la journée! Alors, maman Zombie a téléphoné à 8h29 et là, miracle, elle a eu le RV à 14 heures! Elle assure hein la mère indigne?

Pffff, toute à sa gloire, Maman Zombie ayant effectué tous ses devoirs, elle laisserait bien ses paupières de zombie se refermer, alors elle allume la télé, laisse son fils qui est un garçon aux mains de cette nounou infatigable et s'endort à côté de son fils (qui est un...oui je sais, ça devient lourd)...au moins 45 secondes. C'est là que commence le combat: Maman Zombie essaye de dormir afin de reprendre visage humain, mais son fils qui est un garçon, un garçon malade, veut qu'on s'occupe de lui, non mais!

épisode 1: "Maman, je voudrais bien un quad comme Emmy, et une console comme Ewan (qui a dit qu'il fallait socialiser ses enfants?)". "Et bien chéri tu demanderas au Père Noël, d'accord? zzzzz"  "Maman c'est quand Noël?" Suit un dialogue à base de nombre de dodos, de saisons été/hiver, blablabla. Bon, là intervient Sid le scientifique et un épisode super intéressant sur le brossage des dents, qui occupe mon fils qui est un garçon malade quelques minutes. Mais, ma fille qui est une fille a décidé pile à ce moment là qu'elle avait assez dormi et que sa Maman Zombie aussi donc.

S'en suit un petit déjeuner, à base de "mais moi je voulais que tu me serves en premier!" " et mon pain au chocolat il est trop chaud!" "et je voulais boire dans la tasse de Papa!": la lumière commence à se faire dans mon esprit de zombie embrumé: mon fils serait-il un garçon?? qui râle quand il est malade, juste parce qu'il peut pas s'en empêcher??

épisode 2: changement de décor, puisque dormir dans le canapé est exclu, et puisque la famille Barbapapa veille sur les enfants de la mère indigne, si elle allait roupiller un p'tit peu dans son lit, hein? Elle arrive jusqu'à son lit, s'installe sous la couette, les paupières déjà lououourdes, et pouf s'endort.... 3 minutes? Car son fils qui est un garçon vient de se croiser dans le miroir et du coup fait des allers-retours: "Maman, regarde, j'en ai un là!" "Ah oui, chéri" "Oh, Maman, regarde, j'en ai un là aussi" "ah oui, mon coeur" "et un là!" ... et ça dure un certain temps.

Maman Zombie, abandonnant l'idée de dormir aujourd'hui, tente un dernier stratagème: se faire couler un bain.

épisode 3: "Maman, je veux me laver les dents". "Euh, là, je suis dans le bain". "C'est pas grave, je cracherai là (pas dans le bain, donc, il est gentil mon fils qui est un garçon), dans le lavabo. Et il brosse ses dents (merci Sid!). Maman Zombie s'assoupit vaguement, se détendrait presque, bercée par le vrombissement et les couinements d'un ZhuZhuPet qui fait des allers-retours dans la salle de bains mais... "Maman, ils sont où les ciseaux?" "pour couper quoi?" "ben, des cheveux!"

Maman Zombie est trop fatiguée pour s'énerver, alors elle abandonne, elle s'avoue vaincue, sort de son bain, coupe les cheveux de la Belle qui étaient coincés dans les roues du ZhuZhuPet, puis s'habille, se traîne jusqu'à son ordi et...tape ces mots pour évacuer toute cette fatigue, entrecoupée toutes les 5 minutes par son fils qui est un garçon et qui a soif, envie de faire pipi, trouvé un nouveau bouton, réclamé 23 fois d'aller jouer chez Emmy (qui est à l'école), promis 23 fois de ne pas s'approcher d'elle pour pas qu'elle attrape des boutons, refusé 58 fois de s'habiller profitant lâchement de la mollesse de sa Maman Zombie, expliqué 163 fois qu'il aimerait bien que ce soit Noël pour avoir son quad tout de suite...

Alors Maman Zombie hésite:

- à aller acheter un quad tout de suite maintenant

- à camoufler les boutons par du fond de teint (minéral éventuellement pour ceux qui suivent) et à déposer illico son fils qui est un garçon chez sa nourrice en prétextant un truc pour ne pas le mettre à l'école

- à aller au boulot avec ses mouflets contagieux et les confier à ses élèves de 7 ans, qui eux ont toujours la patate et s'en sortiront sûrement

- à boire dix-huit cafés pour tenir le choc

Mais, en fait, Maman Zombie va déjà:

- habiller ses enfants

- éteindre la nounou-infatigable

- proposer des histoires, des gommettes, des coloriages, des jeux calmes à ses enfants

- puis les nourrir

- et les emmener chez le Dr B.

- et enfin, si vraiment elle a de la chance elle fera une sieste avec ses enfants vers 15h, jusqu'à...16h on peut rêver, et là, miraculeusement, Maman Zombie redeviendra maman tout court, en retard, pressée, impatiente, indigne, normale quoi!

Allez, un petit café d'abord, la journée va être looooongue....

 

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28 avril 2012

t'as pas honte???

Aujourd'hui, ce blog va se transformer en confessionnal: je dois avouer, j'ai honte.

Aujourd'hui, en pleine fête de la librairie, alors que les libraires indépendants défendent leur métier et essayent d'attirer les clients fidèles mais aussi de nouveaux, suis-je allée chez mon libraire, celui situé à 500 mètres de la maison, découvrir les auteurs coups de coeur de cet homme passionné? que nenni! je n'ai rien trouvé de mieux à faire que d'aller chez Virg*n, le vendeur de DVD, de jeux, et aussi de livres, pour acheter quoi?...de la "littérature féminine", ou comment un adjectif essaye gentiment d'annihiler le sens du nom propre auquel il est accolé...oui, lasse d'essayer un énième roman qui me tombe des mains au bout de 200 pages après lesquelles je baisse les bras, (je suis en pleine série calamiteuse: du polar qui n'en est pas un, au livre où au bout de 250 pages, tu n'as pas eu un dialogue, je n'éxagère pas, en passant par la galerie de personnages tous plus tordus les uns que les autres, mais sans qu'aucun d'entre eux n'ait réussi à m'intéresser vraiment), je suis retombée dans mes travers: la chick lit'! Valeurs sûres, donc, un Kinsella, un Weisberger, et un Pancol (bon, là, c'est pas de la chick lit', mais c'est quand même du livre de nanas...). Voilà, je sais, je devrais avoir honte, et en me forcant un peu même, j'y arrive: j'ai honte.

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Le pire, c'est que mon errance au Virg*n ne fut que la fin d'un parcours lui-même honteusement superficiel. J'ai passé deux heures dans un centre commercial, un samedi après-midi. Oh, la pauvre, vous dîtes-vous, obligée de nourrir sa famille chez Carref*ur parce que les autres jours elle travaille comme une forcenée? de rhabiller ses enfants ou pire de les chausser (et donc de les emmener au centre commercial)? Non, non, je suis à la fin de deux semaines de vacances, le frigo est plein, les enfants font la sieste et c'est  seule et libre comme l'air que je perds mon temps dans les allées bondées en quête de...cosmétiques! Oui, oui, de cosmétiques. Mais, là, c'est pas de ma faute, ça ne pouvait plus durer: je me suis regardée de près dans un miroir, si si, et même pas grossissant le miroir, et même sans lunettes, et bien je les ai vues, là, sur mon front: des stries profondes comme des tranchées, des sillons bien parallèles: la vérité est dure à dire, mais j'ai des rides. Des vraies. Puta... fais ch... tout de même! pas genre des ridules que si tu mets un p'tit peu de poudre dessus, personne ne les voit (en tout cas, sans lunettes et sans miroir grossissant). Non non, des rides , sans "UL". Et finalement, si on y regarde de plus près, quitte à souffir un bon coup, y a des cernes sous mes yeux, des traits autour de mon nez parce que j'ai cette affreuse manie de rire discrètement et de sourire à tout bout de champ... Pfff, ma vie est devenue un enfer. Donc, je suis allée au centre commercial. Logique. Mais après avoir surfé une bonne heure sur les forums pour savoir s'il existait une crème, qui moyennant un tiers de la dette nationale, me rendrait un aspect normal, genre avant que je me transforme en vieille peau. Et bien, oui, en fait, j'ai trouvé quelques bonnes références, mais ne disposant pas, après vérification scrupuleuse, du tiers du montant de la dette nationale, et bien, j'ai appris qu'il n'y avait pas vraiment de différence entre certaines crèmes à 10 ou 15 euros et celles à 50 ou 75 euros. Donc, forte de ce précieux savoir, je suis allée acheter plein de trucs absolument essentiels à ma nouvelle vie de vieille peau: 1ère boutique: crème de nuit anti-rides, sérum réparateur anti-rides intallées (si madame, elle sont installées là je t'assure!), BB crème (non, ça veut pas dire que ça te donne une peau de bébé, ça veut dire un truc en anglais que j'ai oublié et qu'on s'en fout parce que c'est du marketing); 2ème boutique: shampooing pour cheveux marrons (oui, ça n'a rien à voir, mais je vois pas pourquoi y aurait que les blondes qu'auraient droit à leurs shampooing à elles, non mais) et eau de toilette d'été, parce que là, après deux semaines de Toussaint comme vacances de Pâques, je suis prête à n'importe quoi pour espérer qu'un jour le soleil brillera à nouveau, histoire que j'attrape des nouvelles rides ; 3ème boutique: fond de teint poudre minéral que ma copine elle a dit que c'était génial parce que ça se voit pas, d'où l'intérêt de l'acheter pas trop cher quand-même hein le truc qui se voit pas, et un gloss, parce que Lily a tout fini le mien et que moi, les macarons Ladurée et le gloss, ça m'éneeeerrve pas du tout, na!

honte

Voilà, donc, ma confession arrive à son terme: j'ai honte: une fille superficielle et ridée, voilà ce que je suis devenue! C'est pas bien chouette d'être une fille des fois...

Et puis, en rentrant dans la voiture, j'entends à la radio que ce soir il y a une rencontre au sommet entre Grand Quevilly et Lyon (il s'agit de foot pour celles&ceux qui suivent vraiment rien). Interview du barman du stade de Quevilly: "ben on a rempli les frigos, là, au cas où qu'on se fait déborder, hein" "ça va être comme on dirait euh, le gros bordel", "hein", et le journaliste sportif (ou comment un adjectif vient annihiler la signification du nom auquel il se rapporte) de nous décrire les décorations jaunes et noires, les litres de bières stockées, les rues désertées par les supporters fébriles en route vers le stade, blablabla... et là, je me suis sentie moins honteuse, les mecs aussi parfois, peuvent avoir honte d'être des mecs, non mais!

Alors, j'avoue, j'ai honte, un peu, c'est vrai, mais je sais que je vais tellement aimer lire mes histoires de filles, toute luisante de crèmes plus douces et efficaces les unes que les autres, avec mes cheveux marrons tout brillants et qui vont sentir bon, que le reste, pff...j'm'en fous, na!

Maman, si tu lis ce billet, non, c'est pas de la cosmétique bio, ni home made, honte à moi, je sais, et non, ce n'est pas du tout parce que reviens de vacances chez mémé que je fais une fixette sur les rides... je t'embrasse!

Marie, si tu lis ce billet: je te donnerai mon avis fort éclairé sur le fond de teint minéral en poudre dont nous avions parlé.

Mes amis, si vous lisez ce billet: à partir d'aujourd'hui, je ne ris plus, je ne souris plus, je ne pleure plus non plus d'ailleurs, ça file des poches sous les yeux, bref, stoïque je resterai, si si, promis!

Mes élèves, si vous lisez ce billet (je me tire une balle), je ne froncerai plus jamais les sourcils pour vous empêcher de faire une bêtise (de toute façon, vous la faisiez déjà quand-même) et je lèverai plus les sourcils avec mon air étonné et intéressé devant les inepties, anecdotes passionnantes ou réponses farfelues que vous me ferez l'obligeance de partager encore avec moi, la vie serait trop triste sinon.

Voilà, aucune expression, aucune ride d'expression, logique imparable!

Pour les nostalgiques de mon rire délicat tonitruant, je vous en offrirai un échantillon les jours de fête.

Et vous, vous m'offirez p'têt du botox en échange...

 

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08 avril 2012

la poule ou l'oeuf?

Des oeufs, des poules, des lapins,...

du bonheur!

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01 avril 2012

robe à fleurs...

Le printemps étant arrivé, j'ai commencé très doucement à me pencher sur la garde-robe de ma Lilette...

Une petite robe fleurie est donc venue agrémenter le dressing printanier de la demoiselle:

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en version "image fixe", ça donne ça:

devant

dos

Vous aurez reconnu (j'espère;-)), le modèle Q du livre JCA n°279, dont j'aime particulièrement la coupe légèrment évasée, le col claudine et les manches ballon:

tissu imprimé Toto Barbès

tissu uni Marché Saint-Pierre utilisé ici

bouton bottine la droguerie

robe

manche

Côté technique:

Echaudée par la petite taille du patron pour la robe y, testée ici, j'ai réalisée celle-ci en taille 120 (alors que ma puce fait un tout petit 5 ans et mesure tout juste 1 mètre), avec marges de couture, et le résultat est OK, j'ai beaucoup raccourci (11 cm exactement) pour un effet robe-mini, comme le modèle n'est pas très ample et pour garantir des mouvements aisés de poussin sautillant affectionnés par ma demoiselle (merci Marie de ton conseil avisé). J'ai tout de même rencontré un gros souci d'encolure: j'ai réalisé une fente de 10 cm, exactement celle du patron, et la tête ne passait pas du tout, j'ai donc bidouillé, rouvert et rallongé ladite fente de 4 cm et là ça passe sans problème. Il reste donc à poser des crochets en haut de la fente, je n'en ai pas à la maison, et je voulais vous la montrer ce soir donc c'est sans, en attendant.

Pour moi, ce livre taille petit, en tout cas au niveau stature, largeur, et pourtant ma Lily est plutôt menue, mais rien à dire par contre, les emmanchures & manches collent parfaitement, toutes les mesures, cols, parmeentures, etc sont fiables, c'est juste un problème de largeur pour moi...

Du coup, je ne sais pas quelle taille utiliser pour les prochains patrons...et je sais qu'il y en aura d'autres car j'adore ce livre!

A bientôt pour d'autres tâtonnements donc...

 

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31 mars 2012

en costumes, encore...

Pour le Carnaval,

pour l'anniversaire du Papou,

pour les confettis,

pour une partie de ballons endiablée dans quelques mètres carrés,

pour les ballons à l'hélium,

pour les rires,

pour les yeux qui brillent,...

pour tout ça et encore plus...

une bien jolie journée!

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confettis3

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diligence

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viking

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08 mars 2012

du féminisme à la fillosophie*...

Du plus loin que je me souvienne, j'ai toujours été féministe.

Déjà, en CM2, je me battais (physiquement, je sais c'est MAL) avec le plus grand garçon de l'école (du haut de mes 1,10m de l'époque) parce qu'il refusait que les filles jouent avec les garçons (franchement, me battre pour jouer au foot, vous y croyez?)! Il va sans dire que grâce à ma botte secrète (un coup de pied bien placé), j'ai gagné la guerre des sexes ce jour-là, mais je me suis récoltée un sermon mémorable (la preuve) de mon maître (sûr qu'une maîtresse m'aurait donné raison) sur les dangers de coups si bien placés...

Plus tard, j'ai appris à ne jamais me laisser faire par un homme, surtout par un mal embouché, lors de comportements sexistes. J'ai rencontré des goujats aussi bien sur des chantiers qu'en fac de philo, chez les petits bourgeois urbains que chez les paysans, et si j'ai appris il y a longtemps que "le bon sens est la chose du monde la mieux partagée" (clin d'oeil à mon vieil ami René), la bêtise et le sexisme me semblent très très bien partagés aussi!

Bref, tout ça pour en venir au fait que de mes convictions profondes, parfois versatiles il faut l'avouer, le féminisme est bien celle qui n'a jamais vacillé.

Et pourtant :

J'ai longtemps été contre la journée de la femme: franchement, se retrouver coincée entre la journée de la plomberie (je ne l'invente pas: le 11 mars), la journée du fromage (27 mars), la journée de la météo (le 23 mars...oui soeurette, tu l'ignorais sûrement) et la journée internationale des toilettes (celle là elle est en novembre, mais je ne pouvais pas la laisser passer), c'est un peu se foutre du monde. Plus de la moitié de l'humanité, sur le même plan que la plomberie ou les toilettes ? (il y a un lien psychanalytique là, qui se joue à mon insu, je le sens...)

Et puis, en vrai ça donne quoi: le patron libidineux qui va offrir un bouquet tout moche à sa secrétaire (qu'il aura fait acheter par sa femme, et elle trouvera qu'il est trop gentil), ou alors qui fait commander un bouquet pour sa femme par sa secrétaire (comme pour la saint-valentin, que j'adore, souvenez-vous, son anniversaire et les autres dates à ne pas oublier que sa secrétaire ou son téléphone lui rappellent...).

Ou alors les mecs en groupe dans le RER, l'ascenseur, à la boulangerie, qui te laissent passer en pouffant: "eh les mecs, laissez passer la demoiselle (j'ai 36 ans, j'ai encore l'air d'une demoiselle, franchement?), c'est la journée de la femme, mwarfff", ce qui signifie que les autres jours, il en a rien à carrer de te passer devant, de jouer des coudes, ou de ses deux têtes de plus que toi, pour voyager assis, acheter le dernier poulet-crudités, ou arriver au 12ème étage 35 secondes avant toi, na!

Je sais, j'ai l'air aigrie et un peu hystérique comme ça (ah ces nanas, ça se refait pas), mais moi, la crétinerie additionnée d'un sentiment de supériorité juste parce qu'ils sont des mecs, ça me rend folle!

Et puis, aussi, j'ai de la méfiance vis à vis de la victimisation des femmes, comme si on était le "sexe faible" et qu'il fallait s'occuper de nous, pauvresses...

Donc, disais-je, j'ai lontemps été méfiante à l'égard de cette journée mondiale de la femme, mais au bout du compte, malgré tout ça, ce qui compte vraiment, c'est que ça donne l'occasion au moins une fois par an d'évoquer la cause féministe, qui ne fait la une que pour des combats totalement stupides défendus par des femmes dont on se demande si elle réalisent l'ampleur de la vacuité de ce qu'elles entreprennent (comme "le masculin l'emporte sur le féminin", qu'est-ce que c'est que ce "combat" débilissime???): les violences faites aux femmes, les inégalités de traitement professionnel et social, les inégalités au sein des couples, de la famille, de la société, le regard porté sur les femmes par notre société, la mixité et comment on l'enseigne et la transmet à nos enfants... des vraies questions à poser et surtout des vrais combats à mener. Alors même si les mots ne me plaisent pas, on va la garder cette journée de la femme, et même en parler, na!

Et puis, plus légèrement, mais pas tant que ça, je me suis interrogée sur moi-même face à mes convictions.

Parce que la Babou, depuis qu'elle a ses Chipotards, elle aimerait franchement bien ne plus travailler pour s'occuper d'eux (mais pas seulement) si elle le pouvait, elle aimerait passer du temps derrière ses fourneaux, à faire des gâteaux, ou derrière sa machine à coudre, ... alors elle se regarde dans le miroir et elle se demande "dis donc mémère? je te croyais féministe, c'est quoi ces fantasmes de ménagère des années 50? HEIN?

Et puis elle réfléchit encore (si si elle peut si elle veut) et elle se dit que ce qu'elle veut, c'est juste être libre de faire ce qu'elle veut. Libre de choisir (couture plutôt que sport, pâtisserie plutôt que bouillabaisse, tu vois). Et indépendante aussi. Et forte. Parce que pour moi, être une femme, c'est d'abord être forte. Alors, elle se dit qu'elle a pas tout perdu de se idéaux. Même si j'aime les hommes (car malgré les clichés que j'ai véhiculés plus haut sur les crétins de machos de base, il y a évidemment des hommes qui respectent les femmes), qu'ils ne sont pas mes ennemis, bien au contraire, j'aime être une femme et j'aime les femmes (non , maman, je fais pas mon coming out, c'est juste une déclaration un peu retentissante tu vois;-). Je les admire. Mes modèles et mes icônes sont des femmes. Et même si je ne suis pas d'accord avec certaines féministes, surtout depuis que je suis mère et qu'un côté animal s'est révélé à moi, elles m'ont toujours questionnée, accompagnée, inspirée et révélée à moi-même.

Alors, voilà, avec mes interrogations, mes convictions, mes lectures, mon histoire, je suis juste une femme comme les autres, même si je préfère qu'on dise une fille, parce que femme, c'est un mot qui m'impressionne. Une personne qui veut juste qu'on respecte les femmes, qu'on cesse d'exploiter leur faiblesses et qu'on réalise enfin leur force.

Et qu'on les laisse bloguer couture, sans pour autant croire qu'elles ne sont que superficialité et narcissisme...

Bref, je suis passée du féminisme à la fillosophie: c'est grave docteur?

 

C'était ma boîte à humeurs annuelle...un billet fourre-tout sincère, spontané et...féministe:

VIVE LES FEMMES!!!

* j'ai emprunté ici le joli mot de "fillosophie", je vous invite à vous y balader, j'aime sa signature et son écriture...

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23 février 2012

en cuir sinon rien...le petit rien!

J'ai essayé plusieurs fois d'offrir à mon Bénou de la petite maroquinerie en cuir, mais je n'ai acheté que du cuir bien épais, impossible à retourner une fois cousu avec des marges classiques de 1 cm, donc, que des ratés jusque là.

Mais je ne voulais pas baisser les bras, j'adore le cuir; du coup j'ai re-tenté et j'ai presque réussi.

J'ai donc offert un cadeau de non-saint-valentin et de non-anniversaire au Bénou, ravi, même si moi je n'en vois que les défauts (en même temps ils sont assez gros pour qu'on les remarque sans problème et sans lunettes;-)).

Il s'agit donc du porte-cartes de Mélanie déjà réalisé pour soeurette n°1 et qui sera fort utile pour ranger toutes les cartes de bibliothèques de Monsieur (qui en a bien plus que de cartes de crédit, c'est la vie...):

1

2

5

4

6

cuir taupe déco cuir

liberty fairford et adelajda la droguerie

gabardine de coton kaki du marché utilisée ici et

coton kaki foncé du marché utilisé ici

et pression posée à la pince rascol

Modèle tout simple, sans appliqué, car le bénou n'en voulait pas, fermé par pression pour le côté pratique. J'ai mieux réussi les alignements des tissus et des coutures visibles que pour mon 1er essai, mais par contre, j'ai vraiment eu du mal à coudre l'ouverture une fois retourné, car le cuir très épais rend la chose assez compliquée, du coup ce qui a l'air d'un passepoil en photo est juste un bourrelet de tissu, bref, le tout est plein de défauts, mais je sais, je l'ai déjà dit...

Le bénou est très content et la babou...s'en contente!

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22 février 2012

en costumes...

Quand je faisais du théâtre, mon moment préféré était la couturière, répétition générale en costumes... la tradition familiale du déguisement a de beaux jours devant elle...

Puisque mardi était déjà pris, ce fut mercredi gras avec crêpes et costumes avec tous les copains de la ludothèque aujourd'hui.

ensemble

portraits

ronde

Le chevalier aux oubliettes, vive le cowboy (et avec un pistolet...)!!!

 

 

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