t'as pas honte???
Aujourd'hui, ce blog va se transformer en confessionnal: je dois avouer, j'ai honte.
Aujourd'hui, en pleine fête de la librairie, alors que les libraires indépendants défendent leur métier et essayent d'attirer les clients fidèles mais aussi de nouveaux, suis-je allée chez mon libraire, celui situé à 500 mètres de la maison, découvrir les auteurs coups de coeur de cet homme passionné? que nenni! je n'ai rien trouvé de mieux à faire que d'aller chez Virg*n, le vendeur de DVD, de jeux, et aussi de livres, pour acheter quoi?...de la "littérature féminine", ou comment un adjectif essaye gentiment d'annihiler le sens du nom propre auquel il est accolé...oui, lasse d'essayer un énième roman qui me tombe des mains au bout de 200 pages après lesquelles je baisse les bras, (je suis en pleine série calamiteuse: du polar qui n'en est pas un, au livre où au bout de 250 pages, tu n'as pas eu un dialogue, je n'éxagère pas, en passant par la galerie de personnages tous plus tordus les uns que les autres, mais sans qu'aucun d'entre eux n'ait réussi à m'intéresser vraiment), je suis retombée dans mes travers: la chick lit'! Valeurs sûres, donc, un Kinsella, un Weisberger, et un Pancol (bon, là, c'est pas de la chick lit', mais c'est quand même du livre de nanas...). Voilà, je sais, je devrais avoir honte, et en me forcant un peu même, j'y arrive: j'ai honte.
Le pire, c'est que mon errance au Virg*n ne fut que la fin d'un parcours lui-même honteusement superficiel. J'ai passé deux heures dans un centre commercial, un samedi après-midi. Oh, la pauvre, vous dîtes-vous, obligée de nourrir sa famille chez Carref*ur parce que les autres jours elle travaille comme une forcenée? de rhabiller ses enfants ou pire de les chausser (et donc de les emmener au centre commercial)? Non, non, je suis à la fin de deux semaines de vacances, le frigo est plein, les enfants font la sieste et c'est seule et libre comme l'air que je perds mon temps dans les allées bondées en quête de...cosmétiques! Oui, oui, de cosmétiques. Mais, là, c'est pas de ma faute, ça ne pouvait plus durer: je me suis regardée de près dans un miroir, si si, et même pas grossissant le miroir, et même sans lunettes, et bien je les ai vues, là, sur mon front: des stries profondes comme des tranchées, des sillons bien parallèles: la vérité est dure à dire, mais j'ai des rides. Des vraies. Puta... fais ch... tout de même! pas genre des ridules que si tu mets un p'tit peu de poudre dessus, personne ne les voit (en tout cas, sans lunettes et sans miroir grossissant). Non non, des rides , sans "UL". Et finalement, si on y regarde de plus près, quitte à souffir un bon coup, y a des cernes sous mes yeux, des traits autour de mon nez parce que j'ai cette affreuse manie de rire discrètement et de sourire à tout bout de champ... Pfff, ma vie est devenue un enfer. Donc, je suis allée au centre commercial. Logique. Mais après avoir surfé une bonne heure sur les forums pour savoir s'il existait une crème, qui moyennant un tiers de la dette nationale, me rendrait un aspect normal, genre avant que je me transforme en vieille peau. Et bien, oui, en fait, j'ai trouvé quelques bonnes références, mais ne disposant pas, après vérification scrupuleuse, du tiers du montant de la dette nationale, et bien, j'ai appris qu'il n'y avait pas vraiment de différence entre certaines crèmes à 10 ou 15 euros et celles à 50 ou 75 euros. Donc, forte de ce précieux savoir, je suis allée acheter plein de trucs absolument essentiels à ma nouvelle vie de vieille peau: 1ère boutique: crème de nuit anti-rides, sérum réparateur anti-rides intallées (si madame, elle sont installées là je t'assure!), BB crème (non, ça veut pas dire que ça te donne une peau de bébé, ça veut dire un truc en anglais que j'ai oublié et qu'on s'en fout parce que c'est du marketing); 2ème boutique: shampooing pour cheveux marrons (oui, ça n'a rien à voir, mais je vois pas pourquoi y aurait que les blondes qu'auraient droit à leurs shampooing à elles, non mais) et eau de toilette d'été, parce que là, après deux semaines de Toussaint comme vacances de Pâques, je suis prête à n'importe quoi pour espérer qu'un jour le soleil brillera à nouveau, histoire que j'attrape des nouvelles rides ; 3ème boutique: fond de teint poudre minéral que ma copine elle a dit que c'était génial parce que ça se voit pas, d'où l'intérêt de l'acheter pas trop cher quand-même hein le truc qui se voit pas, et un gloss, parce que Lily a tout fini le mien et que moi, les macarons Ladurée et le gloss, ça m'éneeeerrve pas du tout, na!
Voilà, donc, ma confession arrive à son terme: j'ai honte: une fille superficielle et ridée, voilà ce que je suis devenue! C'est pas bien chouette d'être une fille des fois...
Et puis, en rentrant dans la voiture, j'entends à la radio que ce soir il y a une rencontre au sommet entre Grand Quevilly et Lyon (il s'agit de foot pour celles&ceux qui suivent vraiment rien). Interview du barman du stade de Quevilly: "ben on a rempli les frigos, là, au cas où qu'on se fait déborder, hein" "ça va être comme on dirait euh, le gros bordel", "hein", et le journaliste sportif (ou comment un adjectif vient annihiler la signification du nom auquel il se rapporte) de nous décrire les décorations jaunes et noires, les litres de bières stockées, les rues désertées par les supporters fébriles en route vers le stade, blablabla... et là, je me suis sentie moins honteuse, les mecs aussi parfois, peuvent avoir honte d'être des mecs, non mais!
Alors, j'avoue, j'ai honte, un peu, c'est vrai, mais je sais que je vais tellement aimer lire mes histoires de filles, toute luisante de crèmes plus douces et efficaces les unes que les autres, avec mes cheveux marrons tout brillants et qui vont sentir bon, que le reste, pff...j'm'en fous, na!
Maman, si tu lis ce billet, non, c'est pas de la cosmétique bio, ni home made, honte à moi, je sais, et non, ce n'est pas du tout parce que reviens de vacances chez mémé que je fais une fixette sur les rides... je t'embrasse!
Marie, si tu lis ce billet: je te donnerai mon avis fort éclairé sur le fond de teint minéral en poudre dont nous avions parlé.
Mes amis, si vous lisez ce billet: à partir d'aujourd'hui, je ne ris plus, je ne souris plus, je ne pleure plus non plus d'ailleurs, ça file des poches sous les yeux, bref, stoïque je resterai, si si, promis!
Mes élèves, si vous lisez ce billet (je me tire une balle), je ne froncerai plus jamais les sourcils pour vous empêcher de faire une bêtise (de toute façon, vous la faisiez déjà quand-même) et je lèverai plus les sourcils avec mon air étonné et intéressé devant les inepties, anecdotes passionnantes ou réponses farfelues que vous me ferez l'obligeance de partager encore avec moi, la vie serait trop triste sinon.
Voilà, aucune expression, aucune ride d'expression, logique imparable!
Pour les nostalgiques de mon rire délicat tonitruant, je vous en offrirai un échantillon les jours de fête.
Et vous, vous m'offirez p'têt du botox en échange...
du féminisme à la fillosophie*...
Du plus loin que je me souvienne, j'ai toujours été féministe.
Déjà, en CM2, je me battais (physiquement, je sais c'est MAL) avec le plus grand garçon de l'école (du haut de mes 1,10m de l'époque) parce qu'il refusait que les filles jouent avec les garçons (franchement, me battre pour jouer au foot, vous y croyez?)! Il va sans dire que grâce à ma botte secrète (un coup de pied bien placé), j'ai gagné la guerre des sexes ce jour-là, mais je me suis récoltée un sermon mémorable (la preuve) de mon maître (sûr qu'une maîtresse m'aurait donné raison) sur les dangers de coups si bien placés...
Plus tard, j'ai appris à ne jamais me laisser faire par un homme, surtout par un mal embouché, lors de comportements sexistes. J'ai rencontré des goujats aussi bien sur des chantiers qu'en fac de philo, chez les petits bourgeois urbains que chez les paysans, et si j'ai appris il y a longtemps que "le bon sens est la chose du monde la mieux partagée" (clin d'oeil à mon vieil ami René), la bêtise et le sexisme me semblent très très bien partagés aussi!
Bref, tout ça pour en venir au fait que de mes convictions profondes, parfois versatiles il faut l'avouer, le féminisme est bien celle qui n'a jamais vacillé.
Et pourtant :
J'ai longtemps été contre la journée de la femme: franchement, se retrouver coincée entre la journée de la plomberie (je ne l'invente pas: le 11 mars), la journée du fromage (27 mars), la journée de la météo (le 23 mars...oui soeurette, tu l'ignorais sûrement) et la journée internationale des toilettes (celle là elle est en novembre, mais je ne pouvais pas la laisser passer), c'est un peu se foutre du monde. Plus de la moitié de l'humanité, sur le même plan que la plomberie ou les toilettes ? (il y a un lien psychanalytique là, qui se joue à mon insu, je le sens...)
Et puis, en vrai ça donne quoi: le patron libidineux qui va offrir un bouquet tout moche à sa secrétaire (qu'il aura fait acheter par sa femme, et elle trouvera qu'il est trop gentil), ou alors qui fait commander un bouquet pour sa femme par sa secrétaire (comme pour la saint-valentin, que j'adore, souvenez-vous, son anniversaire et les autres dates à ne pas oublier que sa secrétaire ou son téléphone lui rappellent...).
Ou alors les mecs en groupe dans le RER, l'ascenseur, à la boulangerie, qui te laissent passer en pouffant: "eh les mecs, laissez passer la demoiselle (j'ai 36 ans, j'ai encore l'air d'une demoiselle, franchement?), c'est la journée de la femme, mwarfff", ce qui signifie que les autres jours, il en a rien à carrer de te passer devant, de jouer des coudes, ou de ses deux têtes de plus que toi, pour voyager assis, acheter le dernier poulet-crudités, ou arriver au 12ème étage 35 secondes avant toi, na!
Je sais, j'ai l'air aigrie et un peu hystérique comme ça (ah ces nanas, ça se refait pas), mais moi, la crétinerie additionnée d'un sentiment de supériorité juste parce qu'ils sont des mecs, ça me rend folle!
Et puis, aussi, j'ai de la méfiance vis à vis de la victimisation des femmes, comme si on était le "sexe faible" et qu'il fallait s'occuper de nous, pauvresses...
Donc, disais-je, j'ai lontemps été méfiante à l'égard de cette journée mondiale de la femme, mais au bout du compte, malgré tout ça, ce qui compte vraiment, c'est que ça donne l'occasion au moins une fois par an d'évoquer la cause féministe, qui ne fait la une que pour des combats totalement stupides défendus par des femmes dont on se demande si elle réalisent l'ampleur de la vacuité de ce qu'elles entreprennent (comme "le masculin l'emporte sur le féminin", qu'est-ce que c'est que ce "combat" débilissime???): les violences faites aux femmes, les inégalités de traitement professionnel et social, les inégalités au sein des couples, de la famille, de la société, le regard porté sur les femmes par notre société, la mixité et comment on l'enseigne et la transmet à nos enfants... des vraies questions à poser et surtout des vrais combats à mener. Alors même si les mots ne me plaisent pas, on va la garder cette journée de la femme, et même en parler, na!
Et puis, plus légèrement, mais pas tant que ça, je me suis interrogée sur moi-même face à mes convictions.
Parce que la Babou, depuis qu'elle a ses Chipotards, elle aimerait franchement bien ne plus travailler pour s'occuper d'eux (mais pas seulement) si elle le pouvait, elle aimerait passer du temps derrière ses fourneaux, à faire des gâteaux, ou derrière sa machine à coudre, ... alors elle se regarde dans le miroir et elle se demande "dis donc mémère? je te croyais féministe, c'est quoi ces fantasmes de ménagère des années 50? HEIN?
Et puis elle réfléchit encore (si si elle peut si elle veut) et elle se dit que ce qu'elle veut, c'est juste être libre de faire ce qu'elle veut. Libre de choisir (couture plutôt que sport, pâtisserie plutôt que bouillabaisse, tu vois). Et indépendante aussi. Et forte. Parce que pour moi, être une femme, c'est d'abord être forte. Alors, elle se dit qu'elle a pas tout perdu de se idéaux. Même si j'aime les hommes (car malgré les clichés que j'ai véhiculés plus haut sur les crétins de machos de base, il y a évidemment des hommes qui respectent les femmes), qu'ils ne sont pas mes ennemis, bien au contraire, j'aime être une femme et j'aime les femmes (non , maman, je fais pas mon coming out, c'est juste une déclaration un peu retentissante tu vois;-). Je les admire. Mes modèles et mes icônes sont des femmes. Et même si je ne suis pas d'accord avec certaines féministes, surtout depuis que je suis mère et qu'un côté animal s'est révélé à moi, elles m'ont toujours questionnée, accompagnée, inspirée et révélée à moi-même.
Alors, voilà, avec mes interrogations, mes convictions, mes lectures, mon histoire, je suis juste une femme comme les autres, même si je préfère qu'on dise une fille, parce que femme, c'est un mot qui m'impressionne. Une personne qui veut juste qu'on respecte les femmes, qu'on cesse d'exploiter leur faiblesses et qu'on réalise enfin leur force.
Et qu'on les laisse bloguer couture, sans pour autant croire qu'elles ne sont que superficialité et narcissisme...
Bref, je suis passée du féminisme à la fillosophie: c'est grave docteur?
C'était ma boîte à humeurs annuelle...un billet fourre-tout sincère, spontané et...féministe:
VIVE LES FEMMES!!!
* j'ai emprunté ici le joli mot de "fillosophie", je vous invite à vous y balader, j'aime sa signature et son écriture...
triviales poursuites...
Avant tout, très heureuse année à tous ceux et celles qui passeront par ici.
J'étais partie pour écrire un long billet sur les résolutions cuvée 2012 et essayer de vous faire rire un peu, mais je viens de relire celles de l'an dernier...et j'allais écrire quasiment la même chose..pfff..pitoyable la babou!
Du coup, je laisse tomber...
En vrai, je n'en ai pris qu'une, égoïste, mais majeure:
être heureuse! et rendre heureux les miens, si je le peux...
Et faire ce qu'il faut pour cela donc... J'espère bien la tenir celle-là!
boîte à humeurs...anti-saint-valentin!
A ceux et celles qui passeraient par ici: Joyeuse Non-Saint-Valentin!
Oui, c'est comme ça, j'aime pas la Saint-Valentin.
J'aime pas les coeurs rouges partout jusqu'à l'écoeurement. Et puis le rouge et blanc, c'est bon, on l'a déjà eu à Noël, merci.
J'aime pas les roses, prétentieuses, surtout les rouges, je préfère le muguet, délicat et éphémère, le coquelicot, si fragile et si gracile, l'orchidée, sophistiquée, prétentieuse mais qui franchement en a bien le droit, et le mini-oeillet, oui madame, le mini-oeillet qui-rentre-bien-dans-ma-carafe-ikéa-qui-fait-vase.
J'aime pas être obligée d'avoir envie d'un nouveau soutif le 14 février tous les ans (surtout qu'en plus, j'ai déjà fait les soldes, lingerie y compris).
J'aime pas être obligée de changer de parfum le 14 février, moi je suis Chanel depuis toujours, n° 19 depuis des années et Chance et n°5 aussi des fois, mais pas Coco parce qu'il me va pas...mais bon, je m'égare là.
J'aime pas voir des pubs archi-sexistes sans aucune imagination à tous les coins de rue et en particulier à l'arrêt de bus en bas de chez moi.
J'aime pas les chansons mielleuses et coulantes qu'on va forcément infliger à nos oreilles ce jour-là, même si j'adore certaines chansons mielleuses tous les autres jours de l'année, là c'est non. J'ai pas envie d'écouter Frédéric François ou Julio Iglesias moi! (désolée, Mamie...)
J'aime pas les marronniers des magazines: les cadeaux de Noël à ne pas manquer; les cadeaux de St Valentin à ne pas manquer; les dernières soldes à ne pas manquer; les maillots de bain à ne pas manquer; les régimes avant l'été, après l'hiver, après les fêtes, de la rentrée, d'halloween, de la sainte-gudule...à ne pas manquer...Alors en février, vous imaginez : entre la rubrique le dîner qui va le faire fondre; le film romantique de l'année, à voir ensemble avant l'amour; les positions à tester pour une very-hot-saint-valentin, les choses à ne pas dire si on veut se faire épouser etc...bref, le degré zéro de l'imagination, de la créativité auquel hélàs parfois, toute lectrice de presse féminine se heurte...je dis non merci.
J'aime pas les émissions de TF1 en général (sauf masterchef, évidemment!), et de Saint-Valentin en particulier, on va nous ressusciter quel animateur à la c** pour faire une émission sur l'amûûûûrrr cette année?? Remarquez, sur France 2, ils ont Daniela Lumbroso pour ce genre d'occasion, et je me demande si c'est pas pire qu'un bon vieux Nikos des familles...
J'aime pas aller au resto quand y a plein de monde, surtout des couples: y a ceux qui montrent à tout le monde qu'ils s'aiment encore, alors ça se bécote, ça se tripote, ça se regarde avec des yeux de cocker, ça te fait rire ou ça t'énerve c'est selon..., y a les couples qui se parlent plus mais qui se sont sentis obligés de sortir ce soir-là, qui te filent le bourdon, y a les serveurs qui sont encore plus lourdingues que d'habitudeou pire, de mauvais poil parce que pour eux c'est juste une soirée encore pire que d'ordinaire,...tout ça alors que toi tu payes une baby sitter , si t'en as trouvé une, pour une soirée soi disant parfaite...non merci.
J'aime pas qu'on fasse passer toutes les femmes pour des créatures qui attendent toutes la même chose, et que seul un homme pourrait leur apporter.
J'aime pas qu'on fasse passer tous les hommes pour des créatures qui ne serviraient qu'à répondre à des besoins dictés par le marketing.
En bref, j'aime pas l'image de la femme et du couple que le marketing de masse nous vend. Alors, pour moi, la saint-valentin, c'est rien. Sauf l'occase d'ouvrir un peu ma boîte, et c'est déjà pas mal!
Ceci étant, pour certaines, je sais que c'est l'occasion ou jamais d'extorquer un peu plus d'attention à leur malotru de compagnon, suivez mon regard vers le pacifique..., alors, à celles-là: profitez-en, vous avez le droit!
Sinon, RV le 8 mars, pour la journée de la femme, parce que celle-là, elle arrive en number one du top ten des jours qui me font sortir de mes gonds...
boîte à humeurs...nouvelle année
Avant toute chose, la moindre des choses est de vous souhaiter, ô gentils lecteurs venus prendre des nouvelles par ici, une très heureuse année 2011. Et ce post est justement consacré à ce rituel qu'est le passage à l'an nouveau.
J'en profite pour inaugurer une nouvelle "rubrique" de ce blog : le mot de la semaine.
Cette semaine, ce sera donc: résolutions (oui, au pluriel).
Et oui, qui dit nouvel an, dit "bonnes résolutions", et j'ai donc décidé de dresser plusieurs listes:
- Les résolutions que je ne prendrai pas cette année:
- je ne déciderai pas d'arrêter de fumer
- je ne déciderai pas de perdre des kilos
- je ne déciderai pas d'essayer de devenir une mère parfaite
- ni une femme-soeur-fille-amie-collègue-instit...parfaite
D'abord, parce qu'avec toute cette pression en moins, je me dis que déjà je devrais être une personne un peu plus sereine, ce qui n'est déjà pas si mal. Et puis, on se refait pas, alors y a des chances que j'essaye une de ces maudites résolutions quand-même à un moment ou un autre de l'année!
- Les résolutions que je devrais prendre mais que bon, tout le monde sait que ça servira à rien:
- aller vraiment au step tous les mardis soir
- arrêter de crier (sur mon mari, mes enfants, mes élèves, mon chien, mon électroménager, mon miroir, etc...)
- dépenser moins
- parler moins
- et donc gaffer moins
- etc...
Et puis, de toute façon, vous ne reconnaîtriez plus, ce ne serait plus moi, alors, qui m'aime (un peu encore) me suive (sur le blog ou dans la vie)!
- Les résolutions que je vais prendre et vraiment essayer de suivre:
- coudre plus (et mieux, accesoirement ce serait pas plus mal)
- organiser notre vie quotidienne et domestique (ouhlàlàlà, celle-là elle est carrément ambitieuse, mais bon, il faut y croire!!): genre, tel jour les courses, tel jour repassage (aïe, rien que de taper le mot, je me suis cassé un ongle!), faire des repas qui ressemblent à des repas, poser les étagères IK*A achetées il y a
sixdeux mois, tondre la pelouse toutes les semaines, tout ça quoi... - STOP!!! si déjà j'arrive à faire ça je serai quand même devenue wonder-babou, donc, n'en rajoutons pas, ça pourrait me monter à la tête!
- Pour le plaisir: les résolutions futiles, mes préférées:
- faire vivre ce blog, et surtout, y ouvrir enfin la boîte à couture
- trouver un vrai bon anti-rides (donc en tester, déjà!) (là je vais dépenser plus du coup)
- trouver une couleur de cheveux qui m'aille et m'y tenir (mais là je vais dépenser moins, ça se tient!)
- cuisiner des desserts et des goûters qui se la pètent (comme mes copines, suivez mon regard)
- faire plus souvent des journées filles comme la dernière (dont vous entendrez parler bientôt), trop bonnes pour le moral
- allez je m'arrête là, sinon, je vais écrire un annuaire!
Conclusion, je n'ai évidemment pas mentionné l'idée d'écrire des posts moins longs, et j'espère que vous continuerez quand même à me lire.
Excellente année 2011!!!
boîte à bijoux...mots d'enfant #1
Qui a dit que la vérité sort de la bouche des enfants? (un fieffé imbécile)
Qui a dit que devenir mère, c'était entrer dans l'ère de la culpabilité? (à part moi je veux dire)
Petit mot de ma Lily chérie: on rentre d'un trajet en voiture un peu plus long que prévu et Joshua a fait pipi dans sa culotte-son pantalon-ses chaussettes- le siège auto, le tout sans rien nous dire. Lorsqu'arrivés à la maison jelui demande : "mais tu as fait pipi dans la voiture?" et qu'il me répond stoïquement oui, sans sourciller, sa soeur lui pose le bras sur l'épaule, et toute maternante de lui dire:
"C'est pas grave Jo, c'est pas ta faute, c'est la faute de Maman."
A bon entendeur...
boîte à couleurs...blanc
Officiellement, j'aime pas la neige. D'abord, il fait froid, et ça, j'aime pas. Ensuite, je ne sais pas conduire sur une route enneigée, glissante, verglaçssante merci papa. Et puis, ça salit la neige, ma bonne dame: oui, il faut lessiver le parquet vingt fois par jour ( non, je ne le fais pas en vrai), essuyer les pattes du chien, enlever les gants-bonnets-écharpes-chaussures des enfants dès qu'ils rentrent du jardin, leur remettre les gants-bonnets-écharpes-chaussures quand ils veulent ressortir (c'est à dire trente secondes après que j'aie fini d'enlever la deuxième paire de chaussures), etc...
Mais, en vrai, au fond de moi, j'adore la neige!
Pour le silence qu'elle impose à la ville,
Pour les étoiles qui brillent dans les yeux des gosses et dans les miens quand ils découvrent leur environnement tout blanc,
Pour le goût de l'enfance qui revient quand je reçois un flocon juste sur le bout du nez,
Pour les souvenirs qu'elle fait affluer: la classe de neige de CM2, où j'ai connu mon 1er amour réciproque (Marc B****); la classe de neige de terminale, avec son lot de bêtises, de fêtes, de bêtises, de ski, de bêtises, de joie, de bêtises, mais là je m'égare...; les bonhommes de neige avec mes petites soeurs; les batailles de boules de neige, que j'aime presque autant que les batailles d'eau; le fou rire des bords de Marne où on lançait au chien qui était encore jeune des boules de neige qu'il prenait pour des balles et tentait de ramener, 572 fois de suite, sans comprendre qu'elle fondait dans sa gueule; les gamelles dont j'ai été témoin et qui m'ont vraiment fait rire, même si j'ai essayé en vain de le faire discrètement, les gamelles que j'ai prises et là, franchement je ne vois pas qui elle pouvaient faire rire ; etc...
Pour ces jolies choses, merci la neige!
boîte à idée...saugrenue
Parce que Renan l'a dit: "on est pas à une bêtise près, faisons-la, on verra après",
Parce que l'Homme, comme à chaque idée (surtout si elle est farfelue) m'y a encouragée,
Parce que l'Amie, sans même savoir que j'en avais l'idée, l'a suggéré, pour rigoler...
Parce qu'il y a des images, des moments, des idées, des humeurs, des états d'âme qu'on ne peut pas partager avec celles et ceux qui sont loin, trop loin
Parce que je suis une pipelette intarissable et qu'il faut bien que je puisse écrire quand je n'ai personne sous la main pour PARLER
Et puis, sans me l'avouer, sûrement parce que je veux laisser des petites traces, sans prétention, de notre vie, et surtout des jolis moments que la vie offre, parfois rarement, parfois souvent
Et enfin, oui, il faut bien le dire, parce que j'en ai eu l'idée, et que dans ma boîte à idées, quand ça prend trop de place, c'est plus gérable, alors, au moins, pour ne plus y penser, ne plus me demander: oserai-je???
Pour toutes ces (mauvaises?)raisons, c'est parti aujourd'hui...je crée mon blog!!!!
Wouaouh, rien que de l'écrire, ça fait tout drôle
Alors, à bientôt??










